Réouverture du tunnel Maurice Lemaire
Le 1er octobre 2008, pour la première fois depuis plus de quatre ans, les usagers ont pu réemprunter le tunnel Maurice-Lemaire. Retour sur 40 mois de travaux.
Remise aux normes de sécurité d'un tunnel vieux de huit décennies, ferroviaire de 1937 à 1973, reconverti en ouvrage routier en 1976, telle était la mission confiée par APRR, en groupement, aux équipes d’Eiffage Travaux Publics.
Au programme : excavation d’une galerie de sécurité de 6 mètres de diamètre, parallèle au premier tube et intégralement dédiée à la circulation des secours, fluides et nombreux équipements de surveillance et de communication, réfection enfin, du tunnel existant et percement d’ouvrages de liaison.
Eiffage TP s’est chargée du génie civil principal, Transroute et Appia Lorraine des travaux de voirie, de l’assainissement des plates-formes extérieures et du tunnel existant, AER des trottoirs en béton extrudé, Forclum, enfin, était associée à la mise en œuvre des réseaux secs.
Démontage, évacuation, dépollution, démolition et valorisation des anciens caissons de ventilation ; attaque des têtes à l’explosif, puis entrée en action du tunnelier : durant 17 mois, les quatre postes se sont relayés 24 heures/24, 6 jours par semaine, sans relâche. La géologie très variable, a donné beaucoup de fil à retordre aux équipes de Cynthia, le tunnelier roche dure fabriqué pour l’occasion par Herrenknecht. Parallèlement, dans le tunnel existant, il a fallu créer les ouvrages de sécurité : rameaux d’évacuation, sous-stations électriques, garages de retournement, conduits de désenfumage, niches de sécurité…, drainer et renforcer la voûte affaiblie, rétablir les réseaux.
Le 2 juin 2006, Cynthia venait à bout du Gneiss des Vosges. Pour y parvenir, l’accent a été porté sur les cadences : chaque jour, grâce à cinq coffrages de voûte circulaire et deux tables coffrantes, 500 à 600 m³ étaient mis en œuvre, une sacrée performance étant donné les contraintes des travaux en souterrain.
Les équipes de revêtements et d’équipements se sont ensuite succédé sous le tunnel, dernières chevilles ouvrières d’une réhabilitation réussie.